Le blog de GCS

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vendredi 10 août 2018

GCS et les quartiers populaires : retour sur une mobilisation citoyenne à rebours des clichés

Nous avons relaté sur notre page Facebook le soutien que notre association a apporté à la famille Abdelhadi, si durement éprouvée par le meurtre de son fils et frère Mohamed, et par l’incroyable dysfonctionnement de la Justice, qui a relâché les meurtriers pour cause de dossier « égaré » (lire ici l’article du Parisien). L’affaire est toujours en examen à la Cour de cassation de Paris, et si l’attente est longue, l’espoir que la Justice répare son erreur reste vivace.

Ce qui caractérise la démarche de la famille Abdelhadi, c’est avant tout d’en appeler avec force aux valeurs républicaines, et de ne pas en faire une affaire de quartier, de maghrébins, ou de musulmans. Bien sûr, ce que la famille appelle pudiquement « la communauté » s’est mobilisée en nombre. Il n’y a qu’à observer les contributions sur les réseaux sociaux, ou la générosité avec laquelle des commerçants ont mis la main à la poche pour « leurs frères et sœurs ». Mais d’autres français se sont également impliqués.

De façon assez visible, certains responsables politiques locaux ont apporté leur soutien. Leur sincérité n’est pas discutable, même si leur intérêt électoral ne l’est pas non plus. D’autres soutiens de poids se sont également joints à ce mouvement de solidarité, comme l’avocat lyonnais David Metaxas, le responsable régional de l’association Assistance et recherche de personnes disparues, Bernard Valezy, ou encore le père Christian Delorme, initiateur de la Marche pour l’égalité en 1983.

On compte aussi parmi les soutiens de simples militants associatifs et politiques, humanistes et progressistes, féministes et écologistes. Des citoyens engagés dans la société et qui pour certains agissaient pour la première fois main dans la main avec les habitants des quartiers. Par-delà la diversité des parcours de vie et des convictions philosophiques, le sentiment d’appartenir à une même citoyenneté s’est imposé, comme en témoigne ce drapeau tricolore fièrement arboré lors de la marche blanche en mémoire de Mohamed. Lorsque le respect mutuel et la tolérance sont au rendez-vous, les clichés s’estompent, le champ des possibles s’ouvre, et l’espoir d’un rapprochement entre les différents habitants peut prospérer.

Si le chemin est encore long et particulièrement escarpé, c’est pour notre association citoyenne une avancée significative. Depuis notre création il y a 10 ans, nous rencontrons quelques difficultés à nouer des contacts réguliers dans les quartiers. Notre modeste contribution au mouvement de solidarité avec la famille Abdelhadi est évidemment totalement désintéressée. Il n’empêche que c’est là l’occasion d’une meilleure connaissance mutuelle entre nos adhérents et les habitants des quartiers, et ce n’est déjà pas rien !

samedi 4 août 2018

Des voisins bienveillants, plutôt que vigilants

En janvier 2015, la mairie de Gleizé décide de signer un « Protocole de participation citoyenne », plus connu sous le nom de « Voisins vigilants ». A l’époque, les élus de l’opposition avait émis les plus grandes réserves sur les dérives possibles d’un tel dispositif. Aussi la commune a-t-elle fait des efforts de communication pour contrer toute critique. Sur son site internet, on peut lire que les 28 voisins référents « sont des voisins attentifs qui veillent mais ne surveillent pas. En lien avec les forces de l’ordre, la Police Nationale et Municipale, ils signalent les faits ou les comportements inhabituels dans le quartier (passage de voitures inconnues, mouvements suspects, démarchages troublants…) ». Mieux, ces habitants particuliers contribueraient à tisser du lien : « voisins solidaires, ils ont également un rôle social qui permet de prévenir les services de la Mairie en cas de personne isolée ou en difficulté ».

Lors de la Commission Vie des quartiers du 9 juillet dernier, l’adjoint au Maire chargé de ce dossier évoque un dispositif « sur les rails », donnant lieu à de « nombreuses réunions » et même à des « ateliers pratiques permettant de créer de l’interaction ». Avant de conclure sur le constat d’une « baisse des méfaits sur les secteurs concernés ». Interrogé par nos soins, M. Yahyaoui précise qu’il s’agit d’une tendance exprimée par le Commandant de la Police nationale, mais que les chiffres ne sont pas rendus publics pour « éviter les mauvaises interprétations et/ou extrapolations ».

Alors peut-être bien que les panneaux « Voisins vigilants » apposés à l’entrée de certains quartiers sont dissuasifs. Peut-être bien aussi que, comme les caméras de surveillance, ils ne font que déplacer le problème ailleurs. Mais pour notre part, nous restons très réservés. Outre que ce dispositif créé de fait des différences entre les quartiers, il se substitue à des règles de droit commun, comme l’opération « tranquillité vacances et absence ». Il existe déjà des lois qui imposent à chaque citoyen de dénoncer les crimes ou délits dont il serait le témoin, ce qui pourrait utilement être rappelé en réunion publique.

Concernant la dimension « sociale », d'autres moyens sont possibles, comme le soutien à l'organisation de « fêtes des voisins », où la décentralisation de certaines animations, qui sont très (trop) concentrée au Bourg. Ce peut également être un rôle plus clairement dévolu aux réunions de quartier.

Alors contre le risque de suspicion et de dégradation des relations pouvant découler du dispositif « voisins vigilants », nous en appelons à une autre approche, que l’on pourrait nommer « voisins bienveillants », en cultivant un esprit de solidarité, d'échange et de partage, bref un esprit de citoyenneté, si cruellement mis à mal par l’individualisme qui caractérise notre société de concurrence et de consommation.

lundi 30 juillet 2018

Les propos sidérants de M. de Longevialle concernant les tarifs de la cantine scolaire à Gleizé

Lors du conseil municipal du 4 juin dernier, le maire a mis au vote une augmentation de 10 centimes du tarif de la cantine scolaire (Cf. CR officiel sur le site de la mairie, p10). L’opposition s’est élevée contre cette nouvelle augmentation, constatant que depuis plus de 10 ans, le prix ne cesse d’augmenter bien au-delà de l’inflation. Et les élus de GCS ont à nouveau réclamé l'utilisation du quotient familial afin d’aider les familles les plus modestes.

Mais la réaction de M. de Longevialle a été stupéfiante ! D’abord, il a affirmé que « le tarif unique correspond déjà à une forme de solidarité ». Mais oui, vous avez bien lu ! Le fait que la mairie prenne à sa charge une partie du cout du repas (comme dans n’importe quelle commune) est déjà pour notre maire un « effort » de solidarité… Et tant pis si la collectivité aide autant les familles aisées que les familles dans le besoin ! Il semblerait que notre maire n’ait jamais entendu parler du concept de redistribution.

Ensuite, M. de Longevialle a enchaîné avec un mensonge éhonté, en affirmant que « l’augmentation [du tarif] reste proche de l’inflation ». Nous avons retrouvé les tarifs votés par la majorité ces 10 dernières années, et nous avons utilisé les chiffres officiels de l’INSEE pour les comparer avec ceux que l’on aurait obtenus en appliquant l’inflation. Le résultat parle de lui-même :

La mise en place d’une tarification basée sur le quotient familial n’est ni très compliquée, ni très onéreuse. C’est une pratique courante, qui évite à certaines familles la démarche humiliante de demander directement une aide au Centre communal d’action sociale. Encore faut-il avoir la volonté de mener une politique sociale. Ce n’est visiblement pas le cas à Gleizé.

mardi 8 mai 2018

CEPOVETT : la demande d’ICPE acceptée, malgré le non-respect de la loi !

Malgré les nombreux arguments apportés lors de la consultation publique, portant sur le non-respect de la loi et sur un trouble manifeste de voisinage, la préfecture du Rhône a validé la demande de classement ICPE de l’entreprise CEPOVETT (lire ici). Et l’infraction caractérisée au code de l’environnement, constatée par la Direction départementale de la protection des populations (lire ici), ne coutera finalement que quelques centaines d’euros à l’industriel (une goutte d’eau comparée aux millions de son chiffre d’affaire), mais ne remet pas en cause l’exploitation.
Il faut dire que les riverains spoliés de leurs biens et de leur tranquillité ne jouissaient pas des mêmes appuis que le PDG de CEPOVETT, M. Sandjian. Après avoir bénéficié des manœuvres du maire de Gleizé, qui n’a pas hésité à modifier le PLU pour satisfaire l’industriel (lire ici), ce dernier a également profité de la promotion sans réserve que lui procure la presse locale.
L’article pleine page du Patriote beaujolais du 3 mai, signé par son rédacteur en chef, est un modèle du genre. On y fait sans réserve l’éloge d’un industriel en pleine croissance, d’un nouveau siège à « l’architecture avant-gardiste », de locaux lumineux et ergonomiques, et du leadership mondial de l’entreprise, le tout illustré par des photos montrant un cadre idyllique. Formidable ! doivent se dire les lecteurs du journal. Mais voilà, M. Verchère ne s’intéresse dans son article qu’au côté « cour » et oublie complètement le côté « jardin ». Pas un mot sur ces immenses entrepôts érigés en plein milieu des habitations. Pas un mot sur le classement ICPE de l’entreprise et le risque industriel qui en découle. Et pas un mot sur le collectif de riverains, que personne n’écoute, ni la mairie, ni les services de l’Etat, ni les médias.
Pourtant il suffirait à ces personnes de faire l’effort de se déplacer et de venir voir par eux-mêmes l’envers du décor. Car quand un mur métallique de 15 m de haut et de 80 m de large surplombe votre jardin, la réussite de l’entreprise prend une autre… dimension !
Alors que les actionnaires de la holding CEPOVETT vont pouvoir accroitre leurs bénéfices en paix, les riverains qui ont placé les économies d’une vie dans leur maison ne peuvent que constater la dévalorisation de leur bien et la perte de leur tranquillité. C’est scandaleux, il n’y a pas d’autre mot.

dimanche 6 mai 2018

CEPOVETT : un collectif de riverains se mobilise

Nous avons déjà ici dénoncé les conditions scandaleuses ayant permis à CEPOVETT d’agrandir ses entrepôts sans attendre les autorisations de classement ICPE, avec la complicité active de M. de Longevialle, maire de Gleizé et proche du PDG de l’entreprise, M. Sandjian (lire ici).
Un collectif de riverains, fortement impactés par les nouvelles constructions, a écrit au procureur et au préfet, pour dénoncer une “infraction en application des articles l425-10 du Code de l’urbanisme et L512-7 et L512-7-3 du Code de l’environnement” (lire ici et lire là). Les riverains s’insurgent notamment du fait que les services de l’État (la DREAL) refusent de constater cette infraction, “au motif que les procédures seraient probablement classées sans suite par le Parquet”.
Entre temps, ces même riverains ont été destinataires d’un courrier de M. Sandjian (lire ici), dont le contenu est édifiant. Réduisant la question des nuisances à une simple question d’arbres à replanter, le dirigeant de CEPOVETT esquive ses responsabilités et évoque sans rire ses “engagements de longue date en faveur de l’environnement”. Un comble pour une entreprise qui n’hésite pas à construire des entrepôts gigantesques et porteurs de risques industriels au plein cœur d’une zone résidentielle !
Le Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques (CODERST), qui, à la suite de l’enquête publique, doit se prononcer sur la demande d’enregistrement au titre des ICPE, ne s’est pas encore réuni. Mais il y a peu d’espoir pour que cette commission conseille au préfet de refuser cette demande.
La question qui demeure, et pour laquelle l’association GCS est entièrement solidaire du collectif de riverains est la suivante : quels dédommagements leur seront accordés pour le préjudice subi (dégradation de l’environnement, perte de tranquillité et forte dévalorisation des biens immobiliers) ? Au vu des propos tenus jusqu’ici aussi bien par le maire que par le PDG de l’entreprise, l’affaire semble bien mal engagée.

dimanche 25 mars 2018

Quand le maire de Gleizé défend les intérêts d’un industriel au détriment de ceux de ses administrés

Lors du conseil municipal du 5 mars dernier, les élus gleizéens ont été conviés par M. de Longevialle à émettre un avis favorable à la demande formulée par l’entreprise Cepovett concernant l’enregistrement, au titre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), de son activité de conception et de stockage de vêtements de travail. Cette demande fait suite à un projet d’agrandissement, mais doit également permettre à l’entreprise de régulariser une activité antérieure menée en infraction du code de l’environnement.
Interpellé par l’opposition sur le bien-fondé du développement d’une activité industrielle à risque au milieu d’une zone résidentielle, M. de Longevialle a assumé le fait d’avoir amendé le PLU communautaire, en vue d’ajouter une exception permettant la création d’une installation classée dans la ZAC de la Chartonnière (Cf. CR du conseil municipal p15).
Puis il a affirmé qu’en raison des travaux effectués, le risque pour les riverains serait moindre qu’avant. C’est pourquoi il a accordé sans en référer au conseil municipal un permis de construire à l’entreprise, permis qui ne précisait pas la demande d’enregistrement ICPE. Et il ne s’est pas inquiété du fait que la construction ait été commencée (et presque achevée) alors que l’enregistrement n’était pas encore validé par la préfecture.
Enfin, s’il a reconnu une dégradation de l’environnement pour les riverains immédiatement à l’Est du site, il a dénié l’existence d’un préjudice sur la valeur de leur bien immobilier, tout en précisant qu’il s’agissait là d’une affaire privée ne concernant pas la mairie.
Il faut dire que les liens étroits entre Cepovett et la municipalité ne datent pas d’hier. Il s’agit là de faits vérifiables, et non d’insinuations, comme le prétend M. de Longevialle (Cf. le CR du conseil municipal p17).
En 2016, la Magazine de Gleizé publiait une double page faisant l’éloge de l’entreprise (lire ici pages 8 et 9). En 2017, le maire remettait la médaille de la ville à son directeur général (lire ici l’article du Progrès). Et régulièrement, Cepovett achète des encarts publicitaires, comme cette pleine page dans le magazine municipal de 2018 (voir ici page 57).
En retour, Cepovett a ouvert grand ses portes pour accueillir M. Fillon, le mentor en politique de M. de Longevialle, alors que l’ancien premier ministre était en pleine campagne des primaires pour l’élection présidentielle (lire les articles dans Le Progrès, Le Patriote, ou sur le compte Twitter de M. de Longevialle lui-même).
Que le maire d’une commune puisse s’enorgueillir de compter sur son territoire un fleuron industriel, « le n°1 du vêtement de travail en Europe », pourquoi pas. Mais les affirmations fallacieuses énoncées ici ou là, et l’opacité totale entretenue par notre édile, nous paraissent inacceptables !
Non, M. de Longevialle, les riverains ne seront pas plus en sécurité qu’avant, avec un doublement des volumes entreposés. Et si certains vêtements sont ignifugés, les textiles utilisés contiennent quantité de produits toxiques (Cf. reportage sur Arte).
Non, M. de Longevialle, le développement de cette activité industrielle ne créera à coup sûr des emplois, ou très peu, du fait de l’utilisation probable de robots (Cf. cette étude prospective de BNP-Paribas). Et ce n’est certainement pas un hasard si l’entreprise communique sur le nombre total de salariés du site, et non sur son accroissement lié aux nouvelles constructions (article du Progrès) !
Non, M. de Longevialle, ce n’est la « la gauche » qui a créé une zone d’aménagement en plein quartier résidentiel, comme vous l’avez sournoisement suggéré en conseil municipal, puisque cette ZAC a été imposée par la préfecture au maire de l’époque, M. Branciard, qui n’en voulait pas. Et c’est Mme Lamure, au début de son premier mandat, qui a autorisé Cepovett à s’installer sur le site en question.
Enfin, il faut bien admettre le préjudice considérable que subissent les riverains du site. Outre le risque d’un accident industriel d’ampleur (on ne demande pas un classement ICPE pour rien…), ils vont devoir supporter l’ombre portée de bâtiments gigantesques qui bouchent leur horizon (Cf. photo), ainsi que les bruits et vibrations liés à l’activité, avec notamment une circulation accrue de camions.
S’il est vrai que cette démarche d’enregistrement relève de la responsabilité « légale » de la préfecture, la responsabilité « morale » de la municipalité est fortement engagée. Face au trouble manifeste de voisinage qui en découle, et qui implique non seulement des habitations mais également une école, un centre social, un stade et une maison médicale, la mairie aurait pu – aurait dû – consulter la population concernée, ne serait-ce que pour lui permettre de déposer des recours dans les délais impartis.
Les riverains de Cepovett sont venus nombreux à ce conseil municipal du 5 mars, mais ils n’ont pas été autorisés par M. de Longevialle à prendre la parole. Depuis le début, ils sont tenus à l’écart des décisions qui les concernent. Il serait pourtant grand temps pour la municipalité de Gleizé d’être à l’écoute de ses administrés, et de leur accorder le soutien légitime qu’ils sollicitent.
En page 35 du dernier bulletin municipal (voir ici), on peut lire dans la tribune des élus du groupe majoritaire : « nous veillons au développement harmonieux de Gleizé en privilégiant la place de la nature avec des actions exemplaires et durables en termes d’environnement[…] Toujours proche de vous et à votre écoute ». A la lecture de cette profession de foi, on pourrait se demander si le quartier de la Chartonnière fait vraiment partie de Gleizé…

mardi 6 mars 2018

Une autre politique municipale est possible à Gleizé

Le texte ci-après est la contribution du groupe d'opposition au débat d'orientation budgétaire lors du conseil municipal du 5 mars 2018

Le Débat d’orientation budgétaire est un moment crucial pour la commune car il détermine les choix stratégiques en matière de politique municipale. Depuis 10 ans maintenant, les élus de l’opposition formulent des critiques constructives et des propositions concrètes, en dépit des sarcasmes de l’exécutif.

La nouveauté pour cette édition 2018 est qu’enfin un Rapport d’orientation budgétaire digne de ce nom est communiqué aux conseillers. Nous saluons cette avancée, tant il est vrai que par le passé nous avons contesté la pauvreté des informations qui nous étaient transmises. Pour autant, les choix d’orientation proposés dans ce rapport sont loin de nous convenir.

Dans un contexte de réduction des dotations de l’Etat, le maintien d’un haut niveau d’investissement se fait au détriment de notre capacité à mettre en place des services rendus à la population. La moitié de ces investissements de long terme est financé par de l’argent à court terme, économisé sur le budget de fonctionnement. Un rééquilibrage de ce transfert permettrait par exemple de mettre en œuvre une véritable politique de solidarité, qui ne soit pas réservée aux seules personnes âgées. Rappelons-le, un Gleizéen sur trois habite dans un logement social. Par exemple, il ne serait pas si couteux pour la commune d’instaurer un quotient familial pour les tarifs des cantines. Au moins cela garantirait un repas sain et équilibré pour certains enfants de notre commune qui en ont bien besoin.

Si le montant global des investissements nous parait trop élevé, leur nature nous pose également problème. La demande récurrente d’une crèche pour les parents désirant un mode de garde collectif pour leurs enfants n’est toujours pas envisagée. Les efforts en terme d’isolation des bâtiments communaux sont déjà interrompus, comme si le remplacement des huisseries des écoles était suffisant. A quand un audit sur cette question énergétique ? Enfin, nous nous interrogeons sur ce qui est prévu pour accueillir dans nos écoles les enfants des 500 nouveaux logements programmés. Ne faudrait-il pas anticiper sur ces besoins prévisibles ?

Un autre grand désaccord que nous avons avec l’orientation de la commune est le choix de ce que désignez comme une politique de centralité, visant à concentrer au Bourg la plupart les aménagements. Nous considérons a contrario que la géographie particulière de notre commune doit nous amener à mieux répartir les investissements dans les différents quartiers, et que les habitants des quartiers périphériques, qui paient les mêmes impôts que ceux du centre, doivent bénéficier de la même attention. Nous souhaitons plus que jamais que soient réalisées des études pour l’implantation de points multiservices, où l’on trouverait son pain, son journal, de l’épicerie de dépannage, un dépôt de colis, une photocopieuse, etc. Contrairement à ce que vous affirmez, le projet du Village beaujolais n’est pas la bonne réponse à ce besoin de la population. D’abord parce que le SCoT approuvé par la commune précise que l’activité commerciale à Epinay doit être orienté vers les produits du terroir. Et surtout, cet emplacement ne répond pas au critère de proximité.

Enfin, notre commune pourrait investir et dépenser plus et mieux pour revitaliser la vie démocratique locale. Les réunions de quartier ne réunissent plus que les fidèles de l’équipe majoritaire. Ce n’est pas un lieu de débat ouvert et transparent. En effet, malgré nos demandes répétées, les comptes-rendus de ces réunions ne sont pas diffusés aux conseillers municipaux, pas plus d’ailleurs que ne sont diffusés les comptes-rendus du conseil des ainés ou du conseil municipal des enfants. On peut également regretter que les 5 conseillers communautaires de Gleizé aient voté pour la délégation au privé du service de l’eau, alors qu’aucun débat n’a eu lieu, ni dans cette assemblée, ni avec les habitants. Et que dire du permis de construire accordé à l’entreprise CEPOVETT, dont les gigantesques entrepôts dominent une zone résidentielle, sans que les riverains n’aient été ni informés, ni écoutés.

Ainsi, pour nous qui sommes particulièrement attachés aux principes du développement durable, nous sommes en désaccord avec des choix qui manquent singulièrement d’ambition en terme de gouvernance, de social et d’environnement. Que la commune de Gleizé contribue par sa commande publique au dynamisme économique local, soit. Mais elle doit avant tout se préoccuper du bien-être de ses habitants, de tous ses habitants, quels que soit leur niveau de revenu ou le quartier où ils habitent. Ce n’est pas ce qui est proposé, et faute de remaniements d’ampleur, nous nous opposerons le 28 mars à l’adoption d’un tel budget.

samedi 30 décembre 2017

A quoi sert l’opposition ?

(Tribune des élus de l’opposition, à paraître dans Gleizé Magazine – janvier 2108)

Notre maire ne badine pas avec le règlement : c’est lui qui fixe l’ordre du jour des conseils municipaux, c'est lui qui mène les débats, qui donne et reprend la parole, et c'est lui qui décide ce qui figure ou non dans le PV officiel.

Pour l’opposition, le règlement intérieur du conseil municipal ne prévoit que 3 « questions orales » par an (janvier, mai et octobre). Alors pour jouer pleinement notre rôle et faire vivre le débat démocratique, nous utilisons d’autres moyens : l’Écho du citoyen, bulletin papier distribué chaque année dans toutes les boites aux lettres ; la Lettre de GCS, bimensuelle, délivrée par mail aux abonnés ; et enfin un site internet et une présence sur les réseaux sociaux.

Curieusement, alors que l’opposition n’a pas l’initiative en conseil municipal, c’est M. de Longevialle qui vient lui-même évoquer nos écrits. Il nous reproche de tenir des propos malhonnêtes et insiste pour que nous « corrigions » les passages le mettant en cause. Pourtant les faits sont là. Nos affirmations reposent sur des documents officiels, ou sur des articles de presse. Bien sûr, nous ne nous laissons pas intimider, et continuons à défendre haut et fort l’idée qu’une autre politique municipale est possible. C’est à ça que sert l’opposition !

Nous souhaitons à toutes les Gleizéennes et à tous les Gleizéens une très bonne année 2018.

Alain Gay, Ghislaine Julien, Bernard Leblond et Saliha Mezghiche, élus de Gleizé citoyenne et solidaire (contact@gleizecitoyenne.fr)


samedi 9 décembre 2017

Agglo : le projet introuvable

Excellente initiative que cette invitation faite par l’Agglo Villefranche Beaujolais Saône à l’ensemble des conseillers municipaux de venir à la présentation de son « projet de territoire ». Cette réunion, pour une fois délocalisée dans une petite commune (Denicé), était bien préparée : sonorisation impeccable, diaporama de qualité, orateurs diversifiés, et pour la convivialité, un sympathique petit buffet.

Mais voilà, derrière les apparences se cache une réalité moins enthousiasmante, et qui explique peut-être pourquoi la salle est restée à moitié vide. Car il faut bien le dire, cet exercice de communication a plus à voir avec une forme d’autopromotion qu'avec une volonté de transparence démocratique.

Si certaines des actions présentées vont indéniablement dans le bon sens, beaucoup d’autres nous paraissent des plus contestables, et ce d’autant plus qu’elles ne reposent ni sur un mandat électif, ni sur une consultation citoyenne (aménagement de l’Ile Porte, politique économique, transports, traitement des pollutions…).

Ce qui ressort avant tout de cette présentation, c’est l’absence d’un véritable « projet », d’un plan général reposant sur une stratégie. Car à la différence d’un tableau pointilliste, où chaque touche de pinceau participe à une œuvre identifiable, les gommettes de couleurs associées aux actions projetées sur grand écran ne tracent aucune figure, aucun dess(e)in susceptible de donner une vision d’ensemble.

Il y a donc tromperie sur la marchandise. Un empilement d’actions ne constitue pas à proprement parler un « projet ». Et la transparence affichée a été bien vite contredite par la difficulté d’exposer des avis critiques, que des élus de l’opposition de Limas et de Gleizé, non représentés à l’Agglo du fait d’un mode de scrutin majoritaire fort peu démocratique, comptaient porter à la connaissance des conseillers communautaires.

Pas de projet, pas de débat, pas d’intérêt…

dimanche 26 novembre 2017

Une « régie municipale agricole » 100% bio

Ce projet novateur et astucieux n’est pas que le fruit de nos cerveaux enjoués et fourmillants à GCS mais bien la réalité de quelques très rares municipalités françaises !
L’idée est ingénieuse : recruter des maraîchers au statut de fonctionnaires de mairie sur des terres devenues municipales pour en faire des potagers bio! Des fournisseurs de fruits et légumes sains qui ne vendraient rien et fourniraient les cantines scolaires de la commune tout au long de l’année.
Les bienfaits sont multiples tant pour la santé de nos scolaires que pour les coûts réduits de ces repas et la diminution drastique des déchets ; les chiffres parlent d’eux-mêmes : la moyenne nationale de perte pour un repas de 450g équivaut à 147g ! Pour la même quantité de nourriture, les « régies municipales agricoles 100% bio » se targuent de ne rejeter que 30g à la poubelle*…
Moins de déchets, moins de coûts et des produits sains !
Quand on sait que bien trop souvent le repas scolaire est le seul équilibré de la journée pour les élèves il est indispensable d’imaginer le futur des nos cantines ! On ne perdra pas de vue non plus que les familles influencées par ces nouveaux dispositifs municipaux se dirigeront petit à petit vers une consommation plus saine, et sans doute moins demandeuses de « grande distribution » !...
Et si l’on imaginait à notre tour au sein de la municipalité gleizéenne la création d’une « régie municipale agricole » totalement bio pour fournir les cantines scolaires ?
Ces potagers seraient un terrain de jeu moderne et écologique pour nos scolaires qui y découvriraient le bon et le bien-manger pour ne pas oublier dans leur vie d’adultes ces valeurs nutritives indispensables à la santé de tous.

*Article paru dans « le Monde » du 13 octobre 2017

vendredi 13 octobre 2017

Compteurs LINKY - Question orale du groupe d’opposition pour le CM de Gleizé du 6 novembre 2017

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers

A partir du 2e semestre 2017, ENEDIS prévoit de remplacer les compteurs d’électricité habituels par des compteurs communicants, appelés LINKY.
L’installation de ces compteurs n’est pas une obligation, mais une simple préconisation de la directive 2009/72/CE du Parlement européen et du Conseil de l’Europe du 13 juillet 2009.
Ce nouveau compteur suscite des questionnements et des inquiétudes chez nombre de citoyens, et notamment à Gleizé :
• La pose du LINKY a parfois lieu en l’absence d’un accord préalable du client ou de la signature d’un avenant, ce qui n’est pas légal. Dans la loi 2015-992 du 17 aout 2015, il est pourtant bien précisé « sous réserve de l'accord du consommateur ».
• Cette pose est réalisée par du personnel sous-traitant « non électricien », sans la couverture d’une assurance biennale et décennale obligatoire. La presse s’est déjà faite l’écho de nombreux problèmes : débuts d’incendies, court circuits, appareils électrique détériorés définitivement, pose sous la contrainte, violation de la propriété privée. On peut noter que si ENEDIS n’est pas assuré, les collectivités, propriétaires des compteurs, ne le sont pas non plus et peuvent donc faire l’objet de poursuites au niveau civil ou pénal.
• Le LINKY ne permet pas de connaître sa consommation en temps réel, mais dans les 24h suivantes, à condition d’installer un appareil payant.
• Les personnes ayant un LINKY ont vu leur facture d’électricité augmenter (on notera que ce compteur est lui-même consommateur d’électricité).
• Le LINKY est piloté à distance, il ne supporte pas le moindre dépassement de puissance, ce qui peut obliger à prendre un contrat plus cher.
• Que vont devenir les données récoltées ? Nous sommes en droit de nous interroger, surtout que M. Monloubou, directeur d’ENEDIS, a déclaré lors d’une séance à l’Assemblée nationale le 2 février 2016 : « c’est le marché et donc les intérêts des industriels qui décidera des utilisations du LINKY et non l’intérêt des consommateurs ».
• Le LINKY, en utilisant la technologie du courant porteur en ligne (CPL) crée des inquiétudes concernant la santé. Il injecte des hautes fréquences dans des câbles électriques non conçus pour cela, induisant des champs électromagnétiques en amont et aval du compteur. L’OMS reconnait une forte inconnue concernant l’exposition prolongée à ces ondes.

Aujourd’hui de nombreuses personnes se plaignent de problèmes de santé depuis l’installation du LINKY chez eux, certains devenant brusquement électro-sensibles, avec toutes les conséquences induites sur leur vie quotidienne.
L’article L322-4 du Code de l’énergie stipule que les compteurs d’électricité sont la propriété des collectivités territoriales, quand bien même celles-ci auraient confié leur gestion à un syndicat d’énergie. C’est ainsi qu’en vertu du principe de précaution, plus de 400 communes, appartenant à toutes les strates, ont à ce jour émis une délibération pour refuser la pose du LINKY sur leur territoire.

Alors que la ville centre de notre Agglo mène une curieuse campagne en faveur du LINKY, allant jusqu’à nier tout risque concernant la santé (Cf. Villefranche magazine n°120), nous souhaiterions savoir si un débat va être organisé au sein de notre conseil municipal, afin de décider la position de notre commune quant au déploiement de ces nouveaux compteurs.

jeudi 31 août 2017

L’opposition maintient sa demande de commission d’enquête sur la pollution du site Ile Porte – Ave Maria

Quelle est l’origine de la polémique ?
Le 2 mai 2017, le groupe d’opposition soumet au Conseil municipal de Gleizé une « question orale » demandant qu’une commission d’enquête indépendante soit mise en place pour faire toute la lumière sur la pollution du site Ile Porte. Le maire, M. de Longevialle, apporte un certain nombre de réponses, précisant qu’il avait eu peu de temps pour se renseigner, et que des informations complémentaires seraient fournies au prochain conseil (Cf. PV officiel sur le site de la mairie, p9).
Le 14 mai, GCS publiait sur sa page Facebook un commentaire (plutôt moqueur il est vrai) des réponses apportées par M. de Longevialle (lire ici).
Lors du Conseil municipal suivant (le 12 juin), M. de Longevialle s’insurge de notre réaction, et fait remarquer que ce dossier ne relève pas de la commune mais du SYTRAIVAL et de l’Agglo, ce qui ne l’a pas empêché de se renseigner plus avant. Et de fait, il apporte des informations supplémentaires sur le dossier (Cf. PV officiel sur le site de la mairie, p13).
Lors du Conseil municipal du 3 juillet, M. de Longevialle réitère sa demande pour que les propos « mensongers » de GCS soient « rectifiés » (Cf. PV officiel sur le site de la mairie, p13).

Les propos de GCS sont-ils « malhonnêtes » ?
M. de Longevialle affirme que sur notre site internet, « Les commentaires et propos affichés sur cette page sont malhonnêtes, ils laissent entendre que le maire n’a pas souhaité répondre aux questions de l’opposition lors du conseil de mai et que la mairie ne fait rien ».
Cette affirmation est très étonnante :
- D’une part, l’article consiste pour l’essentiel à critiquer les réponses apportées, donc comment pourrait-il laisser entendre que « le maire n’a pas souhaité répondre » ?
- D’autre part, la question orale posée était « pour faire toute la lumière sur cette affaire, ne conviendrait-il pas de mettre en place une commission d’enquête indépendante et transparente ? ». Or, en niant l’existence même d’un problème sanitaire et environnemental, M. de Longevialle indique sans ambiguïté qu’il n’a nulle intention de faire valoir sa qualité de Vice-Président de l’Agglo pour demander qu’une enquête soit diligentée.

Les informations complémentaires apportées le 12 juin sont-elles une avancée ?
M. de Longevialle a pris la peine de rechercher des informations précises à propos des dépôts illégaux de l’Ave Maria, en consultant notamment les services techniques de l’Agglo. Cependant, les informations apportées sont parcellaires et présentées sous un angle qui vise avant tout à rassurer la population. M. de Longevialle peut toujours reprocher à l’opposition « d’agiter un chiffon pour faire peur aux gens » (vieil argument dont usait déjà Mme Lamure…), il reste que le risque sanitaire et environnemental est bien réel, comme c’est également le cas pour les suites de l’affaire Metaleurop (intoxications au plomb) ou pour les sites Seveso 2 seuils haut présents au cœur de l’agglomération. Pour ceux qui en douteraient, nous conseillons la lecture de la « radiographie » que M. Andry a adressé à M. de Longeville, dans lequel il détaille point par point les erreurs qui figurent dans le PV du 12 juin (à lire ici).

Les propos de M. Andry sont-ils crédibles ?
Lors du CM du 3 juillet, M. de Longevialle mettait en garde le groupe d’opposition sur le fait que les propos de M. Andry étaient parfois « erronés » (affirmation non retranscrite dans le PV…).
Nous rappellerons que M. Andry, lanceur d’alerte habitant Arnas, a été à l’origine de la découverte du scandale Metaleurop, fin 1998. A cette époque déjà, on tentait de mettre en doute ses propos… Depuis, il a soulevé d’autres « lièvres » qui ont fait la une de la presse locale, dont notamment ces fameux dépôts illégaux à l’Ave Maria, ou l’existence de sites Seveso 2 seuil haut dans l’agglomération sans que les habitants n’en soient informés (Cf. article du Patriote ou le rapport de la commission d’enquête pour la modification du PLU, p10).
Sa méthode, précise et rigoureuse, consiste à visiter les lieux incriminés, à dénicher (parfois à grand peine) les documents officiels originaux, à demander des explications aux organismes officiels de l’Etat ou des collectivités territoriales, et à prendre l’avis d’experts scientifiques reconnus. Puis il fait part de ses analyses à l’ensemble des responsables administratifs, politiques et médiatiques, sans distinction.

Quels sont les points importants à retenir concernant cette pollution à l’Ile Porte ?
- Le dépôt sauvage et illégal de cendres et de mâchefers issus de l’usine d’incinération de Béligny a commencé dans les années 80. Il n’a été constaté qu’en 1992 par les services de l’Etat (Cf. rapport de référence BRGM qui en résulte), ce qui explique que son volume (au minimum 8.000 m3 dans la zone 1) et sa répartition géographique ne soient pas connus avec précision. A ce propos, on lira avec intérêt les motifs de la plainte déposée par le GFA Ave Maria contre la société Axima (disponible ici), qui montre bien la difficulté d’identifier les parcelles concernées. Les acteurs et/ou les complices de ces actes délictueux sont à chercher parmi les responsables de l'UIOM, les équipes municipales, les services techniques des collectivités locales et de l'Etat, ou encore des entreprises privées.
- Les mesures mise en œuvre pour éviter les infiltrations des polluants très toxiques dans le sous-sol perméable, ont été totalement insuffisantes, ce qui alimente une pollution chronique de la nappe alluviale jusqu’aux captages de Beauregard (Cf. l’annexe 6 de l’étude d’impact, au bas de la p41). Un dépôt a été déplacé hors d’une zone de crue décennale, mais il reste soumis à une crue centenaire. Ce nouveau dépôt a été entreposé sur un simple ‘bidim’, puis il a été ensuite recouvert de divers gravats par des camions, dont les passages ont fragilisé un géotextile aujourd’hui vieillissant. Des piézomètres ont été installés pour surveiller une partie de la zone, mais ils sont en nombre insuffisant et leur état est parfois défectueux faute d’entretien.
- Depuis, malgré les alertes répétées de M. Andry, aucune autorité légale ne semble vouloir reconnaitre l’ampleur de la pollution, alors qu’un vaste projet d’aménagement est prévu sur le site. Le cabinet d’étude chargé d’évaluer la situation est financé par le commanditaire du projet, ce n’est donc pas un organisme indépendant. Seule reconnaissance du problème : une partie du périmètre incriminé a été (provisoirement ?) retiré du projet d’aménagement.

Pourquoi l’opposition demande-t-elle la mise en place d’une commission d’enquête indépendante et transparente ?
- Les responsables des dépôts illégaux doivent être identifiés et répondre de leurs actes devant la justice.
- Les responsabilités quant à la mauvaise gestion de cette pollution doivent être établies (non-respect des préconisations du rapport BRGM, recouvrement illégal du dépôt, insuffisance notoire des mesures de surveillance, etc.).
- Il faut pouvoir connaitre avec précision l’ampleur et la répartition exactes de la pollution avant tout aménagement du site (pour rappel, la plaquette du projet évoque « un espace naturel de qualité, où il fera bon vivre, se promener en famille, ou travailler » !).
Le 23 février dernier, le Conseil communautaire a adopté à l’unanimité le dossier de réalisation de la ZAC de l’Ile Porte (Cf. PV officiel sur le site de l’Agglo), sans qu’aucun des conseillers présents ne demande d’éclaircissements sur la manière dont les sols vont être dépollués, ni sur le coût particulièrement élevé que cette opération va engendrer, et dont le bilan financier prévisionnel ne rend pas compte.
Cette aveuglement doit cesser. C’est pourquoi le groupe GCS au Conseil municipal de Gleizé demande à M. de Longevialle, maire de Gleizé et vice-président de l’Agglo, que toute la lumière soit faite sur ce dossier. Nous laisserons le mot de la fin à Julien Verchère, rédacteur en chef du Patriote beaujolais, qui concluait son article de mai 2015 ainsi : « Avec l'aménagement programmé de la zone de l'Ile Porte, près de 25 ans après les derniers apports de cendres, va-t-on enfin solder les comptes d'un passé écologique troublé ? » (lien).

(image : Etude d’impact EODD - annexe 7 : Diagnostic de la qualité des sols et des eaux souterraines)

lundi 28 août 2017

Exemple de clientélisme électoral ? A Gleizé, les tarifs sociaux sont réservés aux séniors...

En septembre 2016, la municipalité de Gleizé a mis en place de nouveaux services pour les ainés, avec, et c'est une première, des tarifs sociaux. Ceux-ci prennent en compte soit le revenu fiscal pour les « ateliers mémoire », soit le barème CCAS* pour les transports à la demande via le dispositif « Mobil’aide ».
Cela faisait pourtant de très nombreuses années que les élus de l’opposition réclamaient – en vain – des tarifs sociaux. Mais la majorité trouvait toujours de mauvaises raisons politiques pour ne pas les mettre en place : coût, complexité de la mise en œuvre, ou encore doublon avec l’aide du CCAS. Mais il faut croire que ces difficultés n’étaient pas insurmontables…
Alors, l’exécutif municipal a-t-il changé d’avis concernant les tarifs sociaux ? Ou bien poursuit-il une politique très orientée à destination d’un électorat qui le lui rend bien ?
Car force est de constater que de tels tarifs sociaux ne sont pas appliqués pour la restauration scolaire. Or pour bon nombre d'enfants de la commune, le repas pris à la cantine est le seul vrai repas équilibré de la journée. Les en priver ou leur en limiter l'accès en arguant du fait que Gleizé pratique déjà des tarifs très bas (ce qui est faux, compte tenu des augmentations constantes ces dernières années) nous parait un choix des plus contestables.
A GCS, nous sommes ravis que les anciens soient bien considérés. Mais il ne faudrait pas pour autant oublier la jeunesse !
* Centre communal d’action sociale

vendredi 25 août 2017

Tout ça pour ça ? de la gestion jupitérienne des NAP par la mairie...

Une semaine avant la fin de l'année scolaire, M. de Longevialle, maire de Gleizé, a demandé aux directrices des écoles de la commune de convoquer en urgence un conseil d'école extraordinaire. Son objectif, fixé sans aucune concertation, était de permettre un vote sur le retour à la semaine des 4 jours. A la question de savoir pourquoi tant de précipitation, l'adjoint aux affaires scolaires nous répondra, sans le justifier, que les enfants sont fatigués. Mais le véritable motif est financier. Il sera révélé quelques jours plus tard par le maire lui-même, en conseil municipal : si l’État ne verse plus la subvention de 50 € par enfant scolarisé, le retour aux 4 jours ne sera pas négociable !

Un choix jupitérien, qui ne se soucie guère des parents qui travaillent le mercredi, et qui n'auront que 2 mois pour trouver un mode de garde alternatif. L'adjoint peut bien affirmer que les parents peuvent toujours embaucher une nounou ou confier les enfants à leurs grands-parents, mais dans les faits, tous n’ont pas cette facilité. Et d’autres peuvent légitimement préférer un mode de garde collectif.

Quant à l’intérêt des enfants, il n’en est jamais question. Aucune enquête n'a été menée sur les écoles de Gleizé pour savoir si le rythme choisi convenait et s'il pouvait être amélioré.

Comme lors de la mise en place des NAP, la municipalité n'a pas anticipé et n'a pas impliqué les bonnes personnes avant de prendre des décisions.

Au final, rien ne changera pour cette rentrée – certains diront « tout ça pour ça ! ». Souhaitons que cette nouvelle année scolaire soit propice à la concertation et à une prise de décision collective… dans l’intérêt de nos enfants !

dimanche 20 août 2017

Refuser le compteur Linky à Gleizé, c’est possible !

Au 2eme semestre 2017, le nouveau compteur d’électricité « Linky » pourrait être installé chez vous par des sous traitants d’ENEDIS (ex ERDF).
Malgré le discours rassurant d’ENEDIS, ce compteur dit « communicant » a de quoi nous inquiéter.
Tout d’abord il faut savoir que sa pose n’est pas obligatoire, malgré ce qu’affirme ENEDIS, et qu’aucune sanction financière ne peut être prise contre une personne refusant sa pose (refus par lettre recommandée avec AR). Ce compteur est recommandé par l’union européenne pour réaliser des économies d’énergie et la loi française (17 aout 2015) précise que ces compteurs seront mis à disposition du consommateur sous réserve de l’accord de celui-ci.
Ce compteur nous interroge :
- Comment pourrait il avoir une incidence sur notre consommation électrique alors que nous ne pourrons la connaitre que 24 h plus tard grâce à un appareil payant.
- Quels seront les effets sur notre santé ? Des problèmes existent déjà chez des personnes électro sensibles ayant un tel compteur...
- Piloté à distance, Linky a la possibilité de recueillir d’autres données que la consommation électrique. Que vont devenir ces données récoltées ? Pourraient elles être utilisées à des fins policières ou revendues à des fins commerciales ?
La commune est propriétaire du réseau de distribution électrique, donc des compteurs. Trois cents communes ont déjà refusé son installation. Qu’en sera-t-il pour Gleizé ? Nous ne manquerons pas de poser la question lors d’un prochain conseil municipal.

mercredi 9 août 2017

Pollution à l’Ile Porte : M. Andry répond à de M. de Longevialle

Radiographie de l’intervention de M. le Maire de Gleizé sur le dossier « Ile Porte - Ave Maria » évoqué lors de la réunion du Conseil municipal 12 Juin 2017 (Cf. PV officiel publié sur le site de la mairie, chapitre « questions diverses »).

Objet : sites de l’Ave Maria et de l’Ile Porte à ARNAS, zones de décharges sauvages anciennes en déchets divers : ménagers, industriels, hospitaliers, artisanaux, agricoles, horticoles, cendres et mâchefers d’incinération, BTP, déchets chimiques, produits pétroliers, déchets de nature et origine inconnues, et dépôts de particuliers. Ce secteur est à l’ordre du jour d’un projet d’aménagement de la Communauté d’Agglomération Villefranche Beaujolais Saône (CAVBS).
Je tiens à mentionner que mes observations sur ce sujet... [Lire la suite en cliquant ici]

dimanche 14 mai 2017

La lettre de GCS n°30


Le 2e tour de l'élection présidentielle à Gleizé

Comme on peut le voir sur le tableau des résultats publié par la mairie (cliquer ici), la commune de Gleizé a voté à peu près comme au niveau national.

On notera toutefois le score élevé du Mme Le Pen aux 2 bureaux George Sand. Les quartiers résidentiels de la Chartonière et d'Ouilly, qui dans les année 80 votaient majoritairement à gauche, connaissent de ce point de vue une évolution préoccupante.


Élections législatives

A ce jour, la liste des candidats ne sont pas encore connus, mais la tentative d'une candidature de rassemblement à gauche a échoué, ce que les membres de GCS regrettent fortement.

Nous faisons à nouveau appel aux bonnes volontés pour assurer les permanences des bureaux de vote les 11 et 18 juin. Merci de faire connaitre vos disponibilités en envoyant un mail à contact@gleizecitoyenne.fr


Village beaujolais : le projet invalidé par la CNAC

Le 27 avril dernier, la Commission nationale d'aménagement commercial a émis un avis défavorable au projet "Village beaujolais", probablement pour non-respect du SCOT. A-t-on déjà vu projet plus mal géré, qui depuis plus de 10 ans va d'échec en échec ?


samedi 29 avril 2017

Ile Porte : le projet avance, les questions demeurent

Question orale posée par le groupe d’opposition au Conseil municipal du 2 mai 2017
Monsieur le Maire
Le 23 février dernier, le Conseil communautaire a adopté à l’unanimité le dossier de réalisation de la ZAC de l’Ile Porte, sans qu’aucun des conseillers présents ne demande d’éclaircissements sur la manière dont les sols vont être dépollués, ni sur le coût particulièrement élevé que cette opération va engendrer, et dont le bilan financier prévisionnel ne rend pas compte.
En 1992 déjà, sous la pression d’un arrêté préfectoral... [Lire la suite en cliquant ici]

samedi 18 mars 2017

La lettre de GCS n°29 - Analyse des résultats du 1er tour à Gleizé


Analyse globale sur les 3 dernières Présidentielles

  • La participation est en baisse constante, elle recule de 7,5% en 10 ans

  • Avec un score de 25%, la droite perd 11 points par rapport à 2007, que le FN récupère en grande partie

  • Avec 23% Macron dépasse le score de Bayrou de 2007

  • Le PS associé aux Verts subi le même sort qu’au niveau national, tandis que la gauche anti-libérale poursuit sa progression (+14% depuis 2007)

Les résultats de ce 1er tour 2017 à Gleizé sont globalement conformes à la moyenne nationale, les écarts les plus significatifs étant +5% pour Fillon et -3% pour Mélenchon.

Gleizé est une petite ville significativement plus à droite que la moyenne nationale, avec un FN maintenant bien installé. Quant à la gauche, elle subit le vote Macron, avec un score cumulé de 22% (23,5% avec l’extrême gauche).

comparaison 1ers tours

Analyse détaillée par bureau de vote

Les résultats font apparaitre des situations contrastées (Cf. tableau complet).

  • Au Bourg et à Chervinges-Campagne (Mairie/Revole/B. Branciard)), Fillon récolte plus de 30% des voix, et la participation est élevée (env. 80%). Le FN y est contenu et la gauche y fait ses moins bons scores.
  • A l’opposé, Belleroche et Les Rousses (La Claire / J. Vilollet) donnent un bon résultat à la gauche, mais avec une participation très faible (seulement 54% à La Claire !)
  • Enfin, pour la Chartonnière et Ouilly (G. Sand 1 et 2), les résultats et la participation sont dans la moyenne de la commune, avec toutefois un score relativement élevé pour le FN.

Conclusion

Sans surprise, les classes aisées votent en masse pour la droite classique, tandis que les classes populaires donnent un meilleur score à la gauche et au FN, et votent très peu.

Quant au vote Macron, attrape-tout et peu défini, il traduit autant une défiance à l’égard des partis traditionnels qu’un véritable positionnement politique. Il sera intéressant de voir s’il peut localement constituer une 4e force politique, capable de concurrencer la droite, ouvrant ainsi des perspectives à une gauche recomposée.


samedi 11 mars 2017

La lettre de GCS n°27


Débat d'orientation budgétaire : toujours les mêmes recettes

Lors du conseil municipal du 6 mars, la majorité municipale a présenté son budget pour 2017. Sans surprise, la voirie se taille la part du lion, tandis que les travaux d'isolation thermique, de cheminements doux ou d'équipements dans les écoles se partagent la portion congrue.

Sans surprise non plus, les demandes de l'opposition pour une véritable politique de solidarité (tarifs sociaux pour les cantines, gratuité des NAP, crèches, ...) ont été rejetées. Pourtant, dans une commune où un habitant sur trois habite dans un logement social, il y aurait de quoi faire !


Carrière Chapelle

Tenue des bureaux de vote : un impératif citoyen

Pour les 2 tours des Présidentielles, comme pour les 2 tours de Législatives, il importe que des citoyen.es contrôlent le bon déroulement des scrutins. Alors retenez bien les 4 dates suivantes - 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin - car nous vous solliciterons pour tenir les bureaux de vote.

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