Le blog de GCS

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mardi 6 mars 2018

Une autre politique municipale est possible à Gleizé

Le texte ci-après est la contribution du groupe d'opposition au débat d'orientation budgétaire lors du conseil municipal du 5 mars 2018

Le Débat d’orientation budgétaire est un moment crucial pour la commune car il détermine les choix stratégiques en matière de politique municipale. Depuis 10 ans maintenant, les élus de l’opposition formulent des critiques constructives et des propositions concrètes, en dépit des sarcasmes de l’exécutif.

La nouveauté pour cette édition 2018 est qu’enfin un Rapport d’orientation budgétaire digne de ce nom est communiqué aux conseillers. Nous saluons cette avancée, tant il est vrai que par le passé nous avons contesté la pauvreté des informations qui nous étaient transmises. Pour autant, les choix d’orientation proposés dans ce rapport sont loin de nous convenir.

Dans un contexte de réduction des dotations de l’Etat, le maintien d’un haut niveau d’investissement se fait au détriment de notre capacité à mettre en place des services rendus à la population. La moitié de ces investissements de long terme est financé par de l’argent à court terme, économisé sur le budget de fonctionnement. Un rééquilibrage de ce transfert permettrait par exemple de mettre en œuvre une véritable politique de solidarité, qui ne soit pas réservée aux seules personnes âgées. Rappelons-le, un Gleizéen sur trois habite dans un logement social. Par exemple, il ne serait pas si couteux pour la commune d’instaurer un quotient familial pour les tarifs des cantines. Au moins cela garantirait un repas sain et équilibré pour certains enfants de notre commune qui en ont bien besoin.

Si le montant global des investissements nous parait trop élevé, leur nature nous pose également problème. La demande récurrente d’une crèche pour les parents désirant un mode de garde collectif pour leurs enfants n’est toujours pas envisagée. Les efforts en terme d’isolation des bâtiments communaux sont déjà interrompus, comme si le remplacement des huisseries des écoles était suffisant. A quand un audit sur cette question énergétique ? Enfin, nous nous interrogeons sur ce qui est prévu pour accueillir dans nos écoles les enfants des 500 nouveaux logements programmés. Ne faudrait-il pas anticiper sur ces besoins prévisibles ?

Un autre grand désaccord que nous avons avec l’orientation de la commune est le choix de ce que désignez comme une politique de centralité, visant à concentrer au Bourg la plupart les aménagements. Nous considérons a contrario que la géographie particulière de notre commune doit nous amener à mieux répartir les investissements dans les différents quartiers, et que les habitants des quartiers périphériques, qui paient les mêmes impôts que ceux du centre, doivent bénéficier de la même attention. Nous souhaitons plus que jamais que soient réalisées des études pour l’implantation de points multiservices, où l’on trouverait son pain, son journal, de l’épicerie de dépannage, un dépôt de colis, une photocopieuse, etc. Contrairement à ce que vous affirmez, le projet du Village beaujolais n’est pas la bonne réponse à ce besoin de la population. D’abord parce que le SCoT approuvé par la commune précise que l’activité commerciale à Epinay doit être orienté vers les produits du terroir. Et surtout, cet emplacement ne répond pas au critère de proximité.

Enfin, notre commune pourrait investir et dépenser plus et mieux pour revitaliser la vie démocratique locale. Les réunions de quartier ne réunissent plus que les fidèles de l’équipe majoritaire. Ce n’est pas un lieu de débat ouvert et transparent. En effet, malgré nos demandes répétées, les comptes-rendus de ces réunions ne sont pas diffusés aux conseillers municipaux, pas plus d’ailleurs que ne sont diffusés les comptes-rendus du conseil des ainés ou du conseil municipal des enfants. On peut également regretter que les 5 conseillers communautaires de Gleizé aient voté pour la délégation au privé du service de l’eau, alors qu’aucun débat n’a eu lieu, ni dans cette assemblée, ni avec les habitants. Et que dire du permis de construire accordé à l’entreprise CEPOVETT, dont les gigantesques entrepôts dominent une zone résidentielle, sans que les riverains n’aient été ni informés, ni écoutés.

Ainsi, pour nous qui sommes particulièrement attachés aux principes du développement durable, nous sommes en désaccord avec des choix qui manquent singulièrement d’ambition en terme de gouvernance, de social et d’environnement. Que la commune de Gleizé contribue par sa commande publique au dynamisme économique local, soit. Mais elle doit avant tout se préoccuper du bien-être de ses habitants, de tous ses habitants, quels que soit leur niveau de revenu ou le quartier où ils habitent. Ce n’est pas ce qui est proposé, et faute de remaniements d’ampleur, nous nous opposerons le 28 mars à l’adoption d’un tel budget.

samedi 30 décembre 2017

A quoi sert l’opposition ?

(Tribune des élus de l’opposition, à paraître dans Gleizé Magazine – janvier 2108)

Notre maire ne badine pas avec le règlement : c’est lui qui fixe l’ordre du jour des conseils municipaux, c'est lui qui mène les débats, qui donne et reprend la parole, et c'est lui qui décide ce qui figure ou non dans le PV officiel.

Pour l’opposition, le règlement intérieur du conseil municipal ne prévoit que 3 « questions orales » par an (janvier, mai et octobre). Alors pour jouer pleinement notre rôle et faire vivre le débat démocratique, nous utilisons d’autres moyens : l’Écho du citoyen, bulletin papier distribué chaque année dans toutes les boites aux lettres ; la Lettre de GCS, bimensuelle, délivrée par mail aux abonnés ; et enfin un site internet et une présence sur les réseaux sociaux.

Curieusement, alors que l’opposition n’a pas l’initiative en conseil municipal, c’est M. de Longevialle qui vient lui-même évoquer nos écrits. Il nous reproche de tenir des propos malhonnêtes et insiste pour que nous « corrigions » les passages le mettant en cause. Pourtant les faits sont là. Nos affirmations reposent sur des documents officiels, ou sur des articles de presse. Bien sûr, nous ne nous laissons pas intimider, et continuons à défendre haut et fort l’idée qu’une autre politique municipale est possible. C’est à ça que sert l’opposition !

Nous souhaitons à toutes les Gleizéennes et à tous les Gleizéens une très bonne année 2018.

Alain Gay, Ghislaine Julien, Bernard Leblond et Saliha Mezghiche, élus de Gleizé citoyenne et solidaire (contact@gleizecitoyenne.fr)


samedi 9 décembre 2017

Agglo : le projet introuvable

Excellente initiative que cette invitation faite par l’Agglo Villefranche Beaujolais Saône à l’ensemble des conseillers municipaux de venir à la présentation de son « projet de territoire ». Cette réunion, pour une fois délocalisée dans une petite commune (Denicé), était bien préparée : sonorisation impeccable, diaporama de qualité, orateurs diversifiés, et pour la convivialité, un sympathique petit buffet.

Mais voilà, derrière les apparences se cache une réalité moins enthousiasmante, et qui explique peut-être pourquoi la salle est restée à moitié vide. Car il faut bien le dire, cet exercice de communication a plus à voir avec une forme d’autopromotion qu'avec une volonté de transparence démocratique.

Si certaines des actions présentées vont indéniablement dans le bon sens, beaucoup d’autres nous paraissent des plus contestables, et ce d’autant plus qu’elles ne reposent ni sur un mandat électif, ni sur une consultation citoyenne (aménagement de l’Ile Porte, politique économique, transports, traitement des pollutions…).

Ce qui ressort avant tout de cette présentation, c’est l’absence d’un véritable « projet », d’un plan général reposant sur une stratégie. Car à la différence d’un tableau pointilliste, où chaque touche de pinceau participe à une œuvre identifiable, les gommettes de couleurs associées aux actions projetées sur grand écran ne tracent aucune figure, aucun dess(e)in susceptible de donner une vision d’ensemble.

Il y a donc tromperie sur la marchandise. Un empilement d’actions ne constitue pas à proprement parler un « projet ». Et la transparence affichée a été bien vite contredite par la difficulté d’exposer des avis critiques, que des élus de l’opposition de Limas et de Gleizé, non représentés à l’Agglo du fait d’un mode de scrutin majoritaire fort peu démocratique, comptaient porter à la connaissance des conseillers communautaires.

Pas de projet, pas de débat, pas d’intérêt…

vendredi 13 octobre 2017

Compteurs LINKY - Question orale du groupe d’opposition pour le CM de Gleizé du 6 novembre 2017

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers

A partir du 2e semestre 2017, ENEDIS prévoit de remplacer les compteurs d’électricité habituels par des compteurs communicants, appelés LINKY.
L’installation de ces compteurs n’est pas une obligation, mais une simple préconisation de la directive 2009/72/CE du Parlement européen et du Conseil de l’Europe du 13 juillet 2009.
Ce nouveau compteur suscite des questionnements et des inquiétudes chez nombre de citoyens, et notamment à Gleizé :
• La pose du LINKY a parfois lieu en l’absence d’un accord préalable du client ou de la signature d’un avenant, ce qui n’est pas légal. Dans la loi 2015-992 du 17 aout 2015, il est pourtant bien précisé « sous réserve de l'accord du consommateur ».
• Cette pose est réalisée par du personnel sous-traitant « non électricien », sans la couverture d’une assurance biennale et décennale obligatoire. La presse s’est déjà faite l’écho de nombreux problèmes : débuts d’incendies, court circuits, appareils électrique détériorés définitivement, pose sous la contrainte, violation de la propriété privée. On peut noter que si ENEDIS n’est pas assuré, les collectivités, propriétaires des compteurs, ne le sont pas non plus et peuvent donc faire l’objet de poursuites au niveau civil ou pénal.
• Le LINKY ne permet pas de connaître sa consommation en temps réel, mais dans les 24h suivantes, à condition d’installer un appareil payant.
• Les personnes ayant un LINKY ont vu leur facture d’électricité augmenter (on notera que ce compteur est lui-même consommateur d’électricité).
• Le LINKY est piloté à distance, il ne supporte pas le moindre dépassement de puissance, ce qui peut obliger à prendre un contrat plus cher.
• Que vont devenir les données récoltées ? Nous sommes en droit de nous interroger, surtout que M. Monloubou, directeur d’ENEDIS, a déclaré lors d’une séance à l’Assemblée nationale le 2 février 2016 : « c’est le marché et donc les intérêts des industriels qui décidera des utilisations du LINKY et non l’intérêt des consommateurs ».
• Le LINKY, en utilisant la technologie du courant porteur en ligne (CPL) crée des inquiétudes concernant la santé. Il injecte des hautes fréquences dans des câbles électriques non conçus pour cela, induisant des champs électromagnétiques en amont et aval du compteur. L’OMS reconnait une forte inconnue concernant l’exposition prolongée à ces ondes.

Aujourd’hui de nombreuses personnes se plaignent de problèmes de santé depuis l’installation du LINKY chez eux, certains devenant brusquement électro-sensibles, avec toutes les conséquences induites sur leur vie quotidienne.
L’article L322-4 du Code de l’énergie stipule que les compteurs d’électricité sont la propriété des collectivités territoriales, quand bien même celles-ci auraient confié leur gestion à un syndicat d’énergie. C’est ainsi qu’en vertu du principe de précaution, plus de 400 communes, appartenant à toutes les strates, ont à ce jour émis une délibération pour refuser la pose du LINKY sur leur territoire.

Alors que la ville centre de notre Agglo mène une curieuse campagne en faveur du LINKY, allant jusqu’à nier tout risque concernant la santé (Cf. Villefranche magazine n°120), nous souhaiterions savoir si un débat va être organisé au sein de notre conseil municipal, afin de décider la position de notre commune quant au déploiement de ces nouveaux compteurs.

lundi 28 août 2017

Exemple de clientélisme électoral ? A Gleizé, les tarifs sociaux sont réservés aux séniors...

En septembre 2016, la municipalité de Gleizé a mis en place de nouveaux services pour les ainés, avec, et c'est une première, des tarifs sociaux. Ceux-ci prennent en compte soit le revenu fiscal pour les « ateliers mémoire », soit le barème CCAS* pour les transports à la demande via le dispositif « Mobil’aide ».
Cela faisait pourtant de très nombreuses années que les élus de l’opposition réclamaient – en vain – des tarifs sociaux. Mais la majorité trouvait toujours de mauvaises raisons politiques pour ne pas les mettre en place : coût, complexité de la mise en œuvre, ou encore doublon avec l’aide du CCAS. Mais il faut croire que ces difficultés n’étaient pas insurmontables…
Alors, l’exécutif municipal a-t-il changé d’avis concernant les tarifs sociaux ? Ou bien poursuit-il une politique très orientée à destination d’un électorat qui le lui rend bien ?
Car force est de constater que de tels tarifs sociaux ne sont pas appliqués pour la restauration scolaire. Or pour bon nombre d'enfants de la commune, le repas pris à la cantine est le seul vrai repas équilibré de la journée. Les en priver ou leur en limiter l'accès en arguant du fait que Gleizé pratique déjà des tarifs très bas (ce qui est faux, compte tenu des augmentations constantes ces dernières années) nous parait un choix des plus contestables.
A GCS, nous sommes ravis que les anciens soient bien considérés. Mais il ne faudrait pas pour autant oublier la jeunesse !
* Centre communal d’action sociale

vendredi 25 août 2017

Tout ça pour ça ? de la gestion jupitérienne des NAP par la mairie...

Une semaine avant la fin de l'année scolaire, M. de Longevialle, maire de Gleizé, a demandé aux directrices des écoles de la commune de convoquer en urgence un conseil d'école extraordinaire. Son objectif, fixé sans aucune concertation, était de permettre un vote sur le retour à la semaine des 4 jours. A la question de savoir pourquoi tant de précipitation, l'adjoint aux affaires scolaires nous répondra, sans le justifier, que les enfants sont fatigués. Mais le véritable motif est financier. Il sera révélé quelques jours plus tard par le maire lui-même, en conseil municipal : si l’État ne verse plus la subvention de 50 € par enfant scolarisé, le retour aux 4 jours ne sera pas négociable !

Un choix jupitérien, qui ne se soucie guère des parents qui travaillent le mercredi, et qui n'auront que 2 mois pour trouver un mode de garde alternatif. L'adjoint peut bien affirmer que les parents peuvent toujours embaucher une nounou ou confier les enfants à leurs grands-parents, mais dans les faits, tous n’ont pas cette facilité. Et d’autres peuvent légitimement préférer un mode de garde collectif.

Quant à l’intérêt des enfants, il n’en est jamais question. Aucune enquête n'a été menée sur les écoles de Gleizé pour savoir si le rythme choisi convenait et s'il pouvait être amélioré.

Comme lors de la mise en place des NAP, la municipalité n'a pas anticipé et n'a pas impliqué les bonnes personnes avant de prendre des décisions.

Au final, rien ne changera pour cette rentrée – certains diront « tout ça pour ça ! ». Souhaitons que cette nouvelle année scolaire soit propice à la concertation et à une prise de décision collective… dans l’intérêt de nos enfants !

dimanche 20 août 2017

Refuser le compteur Linky à Gleizé, c’est possible !

Au 2eme semestre 2017, le nouveau compteur d’électricité « Linky » pourrait être installé chez vous par des sous traitants d’ENEDIS (ex ERDF).
Malgré le discours rassurant d’ENEDIS, ce compteur dit « communicant » a de quoi nous inquiéter.
Tout d’abord il faut savoir que sa pose n’est pas obligatoire, malgré ce qu’affirme ENEDIS, et qu’aucune sanction financière ne peut être prise contre une personne refusant sa pose (refus par lettre recommandée avec AR). Ce compteur est recommandé par l’union européenne pour réaliser des économies d’énergie et la loi française (17 aout 2015) précise que ces compteurs seront mis à disposition du consommateur sous réserve de l’accord de celui-ci.
Ce compteur nous interroge :
- Comment pourrait il avoir une incidence sur notre consommation électrique alors que nous ne pourrons la connaitre que 24 h plus tard grâce à un appareil payant.
- Quels seront les effets sur notre santé ? Des problèmes existent déjà chez des personnes électro sensibles ayant un tel compteur...
- Piloté à distance, Linky a la possibilité de recueillir d’autres données que la consommation électrique. Que vont devenir ces données récoltées ? Pourraient elles être utilisées à des fins policières ou revendues à des fins commerciales ?
La commune est propriétaire du réseau de distribution électrique, donc des compteurs. Trois cents communes ont déjà refusé son installation. Qu’en sera-t-il pour Gleizé ? Nous ne manquerons pas de poser la question lors d’un prochain conseil municipal.