Le blog de GCS

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samedi 4 août 2018

Des voisins bienveillants, plutôt que vigilants

En janvier 2015, la mairie de Gleizé décide de signer un « Protocole de participation citoyenne », plus connu sous le nom de « Voisins vigilants ». A l’époque, les élus de l’opposition avait émis les plus grandes réserves sur les dérives possibles d’un tel dispositif. Aussi la commune a-t-elle fait des efforts de communication pour contrer toute critique. Sur son site internet, on peut lire que les 28 voisins référents « sont des voisins attentifs qui veillent mais ne surveillent pas. En lien avec les forces de l’ordre, la Police Nationale et Municipale, ils signalent les faits ou les comportements inhabituels dans le quartier (passage de voitures inconnues, mouvements suspects, démarchages troublants…) ». Mieux, ces habitants particuliers contribueraient à tisser du lien : « voisins solidaires, ils ont également un rôle social qui permet de prévenir les services de la Mairie en cas de personne isolée ou en difficulté ».

Lors de la Commission Vie des quartiers du 9 juillet dernier, l’adjoint au Maire chargé de ce dossier évoque un dispositif « sur les rails », donnant lieu à de « nombreuses réunions » et même à des « ateliers pratiques permettant de créer de l’interaction ». Avant de conclure sur le constat d’une « baisse des méfaits sur les secteurs concernés ». Interrogé par nos soins, M. Yahyaoui précise qu’il s’agit d’une tendance exprimée par le Commandant de la Police nationale, mais que les chiffres ne sont pas rendus publics pour « éviter les mauvaises interprétations et/ou extrapolations ».

Alors peut-être bien que les panneaux « Voisins vigilants » apposés à l’entrée de certains quartiers sont dissuasifs. Peut-être bien aussi que, comme les caméras de surveillance, ils ne font que déplacer le problème ailleurs. Mais pour notre part, nous restons très réservés. Outre que ce dispositif créé de fait des différences entre les quartiers, il se substitue à des règles de droit commun, comme l’opération « tranquillité vacances et absence ». Il existe déjà des lois qui imposent à chaque citoyen de dénoncer les crimes ou délits dont il serait le témoin, ce qui pourrait utilement être rappelé en réunion publique.

Concernant la dimension « sociale », d'autres moyens sont possibles, comme le soutien à l'organisation de « fêtes des voisins », où la décentralisation de certaines animations, qui sont très (trop) concentrée au Bourg. Ce peut également être un rôle plus clairement dévolu aux réunions de quartier.

Alors contre le risque de suspicion et de dégradation des relations pouvant découler du dispositif « voisins vigilants », nous en appelons à une autre approche, que l’on pourrait nommer « voisins bienveillants », en cultivant un esprit de solidarité, d'échange et de partage, bref un esprit de citoyenneté, si cruellement mis à mal par l’individualisme qui caractérise notre société de concurrence et de consommation.

lundi 30 juillet 2018

Les propos sidérants de M. de Longevialle concernant les tarifs de la cantine scolaire à Gleizé

Lors du conseil municipal du 4 juin dernier, le maire a mis au vote une augmentation de 10 centimes du tarif de la cantine scolaire (Cf. CR officiel sur le site de la mairie, p10). L’opposition s’est élevée contre cette nouvelle augmentation, constatant que depuis plus de 10 ans, le prix ne cesse d’augmenter bien au-delà de l’inflation. Et les élus de GCS ont à nouveau réclamé l'utilisation du quotient familial afin d’aider les familles les plus modestes.

Mais la réaction de M. de Longevialle a été stupéfiante ! D’abord, il a affirmé que « le tarif unique correspond déjà à une forme de solidarité ». Mais oui, vous avez bien lu ! Le fait que la mairie prenne à sa charge une partie du cout du repas (comme dans n’importe quelle commune) est déjà pour notre maire un « effort » de solidarité… Et tant pis si la collectivité aide autant les familles aisées que les familles dans le besoin ! Il semblerait que notre maire n’ait jamais entendu parler du concept de redistribution.

Ensuite, M. de Longevialle a enchaîné avec un mensonge éhonté, en affirmant que « l’augmentation [du tarif] reste proche de l’inflation ». Nous avons retrouvé les tarifs votés par la majorité ces 10 dernières années, et nous avons utilisé les chiffres officiels de l’INSEE pour les comparer avec ceux que l’on aurait obtenus en appliquant l’inflation. Le résultat parle de lui-même :

La mise en place d’une tarification basée sur le quotient familial n’est ni très compliquée, ni très onéreuse. C’est une pratique courante, qui évite à certaines familles la démarche humiliante de demander directement une aide au Centre communal d’action sociale. Encore faut-il avoir la volonté de mener une politique sociale. Ce n’est visiblement pas le cas à Gleizé.

dimanche 6 mai 2018

CEPOVETT : un collectif de riverains se mobilise

Nous avons déjà ici dénoncé les conditions scandaleuses ayant permis à CEPOVETT d’agrandir ses entrepôts sans attendre les autorisations de classement ICPE, avec la complicité active de M. de Longevialle, maire de Gleizé et proche du PDG de l’entreprise, M. Sandjian (lire ici).
Un collectif de riverains, fortement impactés par les nouvelles constructions, a écrit au procureur et au préfet, pour dénoncer une “infraction en application des articles l425-10 du Code de l’urbanisme et L512-7 et L512-7-3 du Code de l’environnement” (lire ici et lire là). Les riverains s’insurgent notamment du fait que les services de l’État (la DREAL) refusent de constater cette infraction, “au motif que les procédures seraient probablement classées sans suite par le Parquet”.
Entre temps, ces même riverains ont été destinataires d’un courrier de M. Sandjian (lire ici), dont le contenu est édifiant. Réduisant la question des nuisances à une simple question d’arbres à replanter, le dirigeant de CEPOVETT esquive ses responsabilités et évoque sans rire ses “engagements de longue date en faveur de l’environnement”. Un comble pour une entreprise qui n’hésite pas à construire des entrepôts gigantesques et porteurs de risques industriels au plein cœur d’une zone résidentielle !
Le Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques (CODERST), qui, à la suite de l’enquête publique, doit se prononcer sur la demande d’enregistrement au titre des ICPE, ne s’est pas encore réuni. Mais il y a peu d’espoir pour que cette commission conseille au préfet de refuser cette demande.
La question qui demeure, et pour laquelle l’association GCS est entièrement solidaire du collectif de riverains est la suivante : quels dédommagements leur seront accordés pour le préjudice subi (dégradation de l’environnement, perte de tranquillité et forte dévalorisation des biens immobiliers) ? Au vu des propos tenus jusqu’ici aussi bien par le maire que par le PDG de l’entreprise, l’affaire semble bien mal engagée.

dimanche 25 mars 2018

Quand le maire de Gleizé défend les intérêts d’un industriel au détriment de ceux de ses administrés

Lors du conseil municipal du 5 mars dernier, les élus gleizéens ont été conviés par M. de Longevialle à émettre un avis favorable à la demande formulée par l’entreprise Cepovett concernant l’enregistrement, au titre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), de son activité de conception et de stockage de vêtements de travail. Cette demande fait suite à un projet d’agrandissement, mais doit également permettre à l’entreprise de régulariser une activité antérieure menée en infraction du code de l’environnement.
Interpellé par l’opposition sur le bien-fondé du développement d’une activité industrielle à risque au milieu d’une zone résidentielle, M. de Longevialle a assumé le fait d’avoir amendé le PLU communautaire, en vue d’ajouter une exception permettant la création d’une installation classée dans la ZAC de la Chartonnière (Cf. CR du conseil municipal p15).
Puis il a affirmé qu’en raison des travaux effectués, le risque pour les riverains serait moindre qu’avant. C’est pourquoi il a accordé sans en référer au conseil municipal un permis de construire à l’entreprise, permis qui ne précisait pas la demande d’enregistrement ICPE. Et il ne s’est pas inquiété du fait que la construction ait été commencée (et presque achevée) alors que l’enregistrement n’était pas encore validé par la préfecture.
Enfin, s’il a reconnu une dégradation de l’environnement pour les riverains immédiatement à l’Est du site, il a dénié l’existence d’un préjudice sur la valeur de leur bien immobilier, tout en précisant qu’il s’agissait là d’une affaire privée ne concernant pas la mairie.
Il faut dire que les liens étroits entre Cepovett et la municipalité ne datent pas d’hier. Il s’agit là de faits vérifiables, et non d’insinuations, comme le prétend M. de Longevialle (Cf. le CR du conseil municipal p17).
En 2016, la Magazine de Gleizé publiait une double page faisant l’éloge de l’entreprise (lire ici pages 8 et 9). En 2017, le maire remettait la médaille de la ville à son directeur général (lire ici l’article du Progrès). Et régulièrement, Cepovett achète des encarts publicitaires, comme cette pleine page dans le magazine municipal de 2018 (voir ici page 57).
En retour, Cepovett a ouvert grand ses portes pour accueillir M. Fillon, le mentor en politique de M. de Longevialle, alors que l’ancien premier ministre était en pleine campagne des primaires pour l’élection présidentielle (lire les articles dans Le Progrès, Le Patriote, ou sur le compte Twitter de M. de Longevialle lui-même).
Que le maire d’une commune puisse s’enorgueillir de compter sur son territoire un fleuron industriel, « le n°1 du vêtement de travail en Europe », pourquoi pas. Mais les affirmations fallacieuses énoncées ici ou là, et l’opacité totale entretenue par notre édile, nous paraissent inacceptables !
Non, M. de Longevialle, les riverains ne seront pas plus en sécurité qu’avant, avec un doublement des volumes entreposés. Et si certains vêtements sont ignifugés, les textiles utilisés contiennent quantité de produits toxiques (Cf. reportage sur Arte).
Non, M. de Longevialle, le développement de cette activité industrielle ne créera à coup sûr des emplois, ou très peu, du fait de l’utilisation probable de robots (Cf. cette étude prospective de BNP-Paribas). Et ce n’est certainement pas un hasard si l’entreprise communique sur le nombre total de salariés du site, et non sur son accroissement lié aux nouvelles constructions (article du Progrès) !
Non, M. de Longevialle, ce n’est la « la gauche » qui a créé une zone d’aménagement en plein quartier résidentiel, comme vous l’avez sournoisement suggéré en conseil municipal, puisque cette ZAC a été imposée par la préfecture au maire de l’époque, M. Branciard, qui n’en voulait pas. Et c’est Mme Lamure, au début de son premier mandat, qui a autorisé Cepovett à s’installer sur le site en question.
Enfin, il faut bien admettre le préjudice considérable que subissent les riverains du site. Outre le risque d’un accident industriel d’ampleur (on ne demande pas un classement ICPE pour rien…), ils vont devoir supporter l’ombre portée de bâtiments gigantesques qui bouchent leur horizon (Cf. photo), ainsi que les bruits et vibrations liés à l’activité, avec notamment une circulation accrue de camions.
S’il est vrai que cette démarche d’enregistrement relève de la responsabilité « légale » de la préfecture, la responsabilité « morale » de la municipalité est fortement engagée. Face au trouble manifeste de voisinage qui en découle, et qui implique non seulement des habitations mais également une école, un centre social, un stade et une maison médicale, la mairie aurait pu – aurait dû – consulter la population concernée, ne serait-ce que pour lui permettre de déposer des recours dans les délais impartis.
Les riverains de Cepovett sont venus nombreux à ce conseil municipal du 5 mars, mais ils n’ont pas été autorisés par M. de Longevialle à prendre la parole. Depuis le début, ils sont tenus à l’écart des décisions qui les concernent. Il serait pourtant grand temps pour la municipalité de Gleizé d’être à l’écoute de ses administrés, et de leur accorder le soutien légitime qu’ils sollicitent.
En page 35 du dernier bulletin municipal (voir ici), on peut lire dans la tribune des élus du groupe majoritaire : « nous veillons au développement harmonieux de Gleizé en privilégiant la place de la nature avec des actions exemplaires et durables en termes d’environnement[…] Toujours proche de vous et à votre écoute ». A la lecture de cette profession de foi, on pourrait se demander si le quartier de la Chartonnière fait vraiment partie de Gleizé…

dimanche 26 novembre 2017

Une « régie municipale agricole » 100% bio

Ce projet novateur et astucieux n’est pas que le fruit de nos cerveaux enjoués et fourmillants à GCS mais bien la réalité de quelques très rares municipalités françaises !
L’idée est ingénieuse : recruter des maraîchers au statut de fonctionnaires de mairie sur des terres devenues municipales pour en faire des potagers bio! Des fournisseurs de fruits et légumes sains qui ne vendraient rien et fourniraient les cantines scolaires de la commune tout au long de l’année.
Les bienfaits sont multiples tant pour la santé de nos scolaires que pour les coûts réduits de ces repas et la diminution drastique des déchets ; les chiffres parlent d’eux-mêmes : la moyenne nationale de perte pour un repas de 450g équivaut à 147g ! Pour la même quantité de nourriture, les « régies municipales agricoles 100% bio » se targuent de ne rejeter que 30g à la poubelle*…
Moins de déchets, moins de coûts et des produits sains !
Quand on sait que bien trop souvent le repas scolaire est le seul équilibré de la journée pour les élèves il est indispensable d’imaginer le futur des nos cantines ! On ne perdra pas de vue non plus que les familles influencées par ces nouveaux dispositifs municipaux se dirigeront petit à petit vers une consommation plus saine, et sans doute moins demandeuses de « grande distribution » !...
Et si l’on imaginait à notre tour au sein de la municipalité gleizéenne la création d’une « régie municipale agricole » totalement bio pour fournir les cantines scolaires ?
Ces potagers seraient un terrain de jeu moderne et écologique pour nos scolaires qui y découvriraient le bon et le bien-manger pour ne pas oublier dans leur vie d’adultes ces valeurs nutritives indispensables à la santé de tous.

*Article paru dans « le Monde » du 13 octobre 2017

mercredi 9 août 2017

Pollution à l’Ile Porte : M. Andry répond à de M. de Longevialle

Radiographie de l’intervention de M. le Maire de Gleizé sur le dossier « Ile Porte - Ave Maria » évoqué lors de la réunion du Conseil municipal 12 Juin 2017 (Cf. PV officiel publié sur le site de la mairie, chapitre « questions diverses »).

Objet : sites de l’Ave Maria et de l’Ile Porte à ARNAS, zones de décharges sauvages anciennes en déchets divers : ménagers, industriels, hospitaliers, artisanaux, agricoles, horticoles, cendres et mâchefers d’incinération, BTP, déchets chimiques, produits pétroliers, déchets de nature et origine inconnues, et dépôts de particuliers. Ce secteur est à l’ordre du jour d’un projet d’aménagement de la Communauté d’Agglomération Villefranche Beaujolais Saône (CAVBS).
Je tiens à mentionner que mes observations sur ce sujet... [Lire la suite en cliquant ici]

samedi 29 avril 2017

Ile Porte : le projet avance, les questions demeurent

Question orale posée par le groupe d’opposition au Conseil municipal du 2 mai 2017
Monsieur le Maire
Le 23 février dernier, le Conseil communautaire a adopté à l’unanimité le dossier de réalisation de la ZAC de l’Ile Porte, sans qu’aucun des conseillers présents ne demande d’éclaircissements sur la manière dont les sols vont être dépollués, ni sur le coût particulièrement élevé que cette opération va engendrer, et dont le bilan financier prévisionnel ne rend pas compte.
En 1992 déjà, sous la pression d’un arrêté préfectoral... [Lire la suite en cliquant ici]