Ce projet novateur et astucieux n’est pas que le fruit de nos cerveaux enjoués et fourmillants à GCS mais bien la réalité de quelques très rares municipalités françaises !
L’idée est ingénieuse : recruter des maraîchers au statut de fonctionnaires de mairie sur des terres devenues municipales pour en faire des potagers bio! Des fournisseurs de fruits et légumes sains qui ne vendraient rien et fourniraient les cantines scolaires de la commune tout au long de l’année.
Les bienfaits sont multiples tant pour la santé de nos scolaires que pour les coûts réduits de ces repas et la diminution drastique des déchets ; les chiffres parlent d’eux-mêmes : la moyenne nationale de perte pour un repas de 450g équivaut à 147g ! Pour la même quantité de nourriture, les « régies municipales agricoles 100% bio » se targuent de ne rejeter que 30g à la poubelle*…
Moins de déchets, moins de coûts et des produits sains !
Quand on sait que bien trop souvent le repas scolaire est le seul équilibré de la journée pour les élèves il est indispensable d’imaginer le futur des nos cantines ! On ne perdra pas de vue non plus que les familles influencées par ces nouveaux dispositifs municipaux se dirigeront petit à petit vers une consommation plus saine, et sans doute moins demandeuses de « grande distribution » !...
Et si l’on imaginait à notre tour au sein de la municipalité gleizéenne la création d’une « régie municipale agricole » totalement bio pour fournir les cantines scolaires ?
Ces potagers seraient un terrain de jeu moderne et écologique pour nos scolaires qui y découvriraient le bon et le bien-manger pour ne pas oublier dans leur vie d’adultes ces valeurs nutritives indispensables à la santé de tous.

*Article paru dans « le Monde » du 13 octobre 2017