Nous avons déjà ici dénoncé les conditions scandaleuses ayant permis à CEPOVETT d’agrandir ses entrepôts sans attendre les autorisations de classement ICPE, avec la complicité active de M. de Longevialle, maire de Gleizé et proche du PDG de l’entreprise, M. Sandjian (lire ici).
Un collectif de riverains, fortement impactés par les nouvelles constructions, a écrit au procureur et au préfet, pour dénoncer une “infraction en application des articles l425-10 du Code de l’urbanisme et L512-7 et L512-7-3 du Code de l’environnement” (lire ici et lire là). Les riverains s’insurgent notamment du fait que les services de l’État (la DREAL) refusent de constater cette infraction, “au motif que les procédures seraient probablement classées sans suite par le Parquet”.
Entre temps, ces même riverains ont été destinataires d’un courrier de M. Sandjian (lire ici), dont le contenu est édifiant. Réduisant la question des nuisances à une simple question d’arbres à replanter, le dirigeant de CEPOVETT esquive ses responsabilités et évoque sans rire ses “engagements de longue date en faveur de l’environnement”. Un comble pour une entreprise qui n’hésite pas à construire des entrepôts gigantesques et porteurs de risques industriels au plein cœur d’une zone résidentielle !
Le Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques (CODERST), qui, à la suite de l’enquête publique, doit se prononcer sur la demande d’enregistrement au titre des ICPE, ne s’est pas encore réuni. Mais il y a peu d’espoir pour que cette commission conseille au préfet de refuser cette demande.
La question qui demeure, et pour laquelle l’association GCS est entièrement solidaire du collectif de riverains est la suivante : quels dédommagements leur seront accordés pour le préjudice subi (dégradation de l’environnement, perte de tranquillité et forte dévalorisation des biens immobiliers) ? Au vu des propos tenus jusqu’ici aussi bien par le maire que par le PDG de l’entreprise, l’affaire semble bien mal engagée.