Lors du conseil municipal du 4 juin dernier, le maire a mis au vote une augmentation de 10 centimes du tarif de la cantine scolaire (Cf. CR officiel sur le site de la mairie, p10). L’opposition s’est élevée contre cette nouvelle augmentation, constatant que depuis plus de 10 ans, le prix ne cesse d’augmenter bien au-delà de l’inflation. Et les élus de GCS ont à nouveau réclamé l'utilisation du quotient familial afin d’aider les familles les plus modestes.

Mais la réaction de M. de Longevialle a été stupéfiante ! D’abord, il a affirmé que « le tarif unique correspond déjà à une forme de solidarité ». Mais oui, vous avez bien lu ! Le fait que la mairie prenne à sa charge une partie du cout du repas (comme dans n’importe quelle commune) est déjà pour notre maire un « effort » de solidarité… Et tant pis si la collectivité aide autant les familles aisées que les familles dans le besoin ! Il semblerait que notre maire n’ait jamais entendu parler du concept de redistribution.

Ensuite, M. de Longevialle a enchaîné avec un mensonge éhonté, en affirmant que « l’augmentation [du tarif] reste proche de l’inflation ». Nous avons retrouvé les tarifs votés par la majorité ces 10 dernières années, et nous avons utilisé les chiffres officiels de l’INSEE pour les comparer avec ceux que l’on aurait obtenus en appliquant l’inflation. Le résultat parle de lui-même :

La mise en place d’une tarification basée sur le quotient familial n’est ni très compliquée, ni très onéreuse. C’est une pratique courante, qui évite à certaines familles la démarche humiliante de demander directement une aide au Centre communal d’action sociale. Encore faut-il avoir la volonté de mener une politique sociale. Ce n’est visiblement pas le cas à Gleizé.